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« Mythe de la carne chez Mac Orlan : Incarnations »

L’histoire déroulée dans Le Quai des brumes de Pierre Mac Orlan enjambe discrètement la Première Guerre mondiale. Mais le lecteur sent qu’elle est omniprésente, qu’elle le hante en s’immisçant dans le moindre interstice du tissu textuel. Il ya là, certes une pudeur dont il faut détecter l’artificialité derrière les itinéraires des masques (au sens étymologique de personnage) du soldat, de la prostituée, de l’artiste, du vagabond, etc., figures familières de l’univers fictionnel orlanien. A travers les destins croisés du soldat déserteur qui se réengage pour échapper à la misère, de la prostituée qui vend son corps, du peintre qui tient à la fois de Cassandre et de Pygmalion, du Boucher assassin travaillé par la fascination morbide du corps humain, du vagabond, Mac Orlan réinvente en les modernisant les figures de l’ogre, du vampire de l’incube etc. Notre étude s’attachera à montrer que ces actualisations de vieux mythes constituent le prétexte d’une originale réflexion comparée entre la guerre et l’art, dans leur processus respectif d’humanisation et/ou de déshumanisation à travers leur rapport au corps.


Auteur(s) : Elhadji Souleymane FAYE
Pages : 105-116
Année de publication : 2011
Revue : MYTHOLOGIES MACORLANIENNES
N° de volume : 01
Type : Article
Mise en ligne par : FAYE El Hadji Souleymane