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Dégradation chimique et photochimique de la cyfluthrine dans les eaux naturelles du Niger

Dans ce travail, les dégradations hydrolytique et photolytique de la cyfluthrine ont été étudiées à différents pH environnementaux dans les eaux naturelles. L’hydrolyse de la cyfluthrine est rapide dans l’eau distillée par rapport à l’eau de fleuve et l’eau de mare. Hydrolytiquement, les temps de demi-vie maximums respectifs sont de 27, 205 et 3099 jours en milieu faiblement acide. De même, sous irradiations UV-visible, la dégradation photolytique de la cyfluthrine est importante dans l’eau distillée et relativement faible dans les autres eaux. Ici, la durée de vie de l’insecticide, en plus de la nature du milieu dépend fortement de la source d’irradiation. La simulation de sa photolyse dans les fonds marins par des lampes en néon faiblement intenses (18W) montre que l’insecticide est relativement stable dans l’eau de mare (t1/2=305h) par rapport à l’eau de fleuve et l’eau distillée (t1/2?69h). Par contre, sous une irradiation plus intense (200W) simulant le spectre solaire, la cyfluthrine est plus stable dans l’eau de fleuve (t1/2= 693h) par rapport à l’eau de mare (t1/2= 495h). Cela est probablement dû à la formation dans l’eau de mare de radicaux libres très réactifs issus des molécules interférentes. La cyfluthrine qui est considérée comme facilement dégradable dans l’environnement pourrait être rémanent dans les matrices abiotiques, faiblement acides et/ou riches en matières organiques


Auteur(s) : Adamou, Alassane Abdoulaye, Maimouna Soumaila, Idrissa Moussa, Atanasse Coly, Alphonse Tine, Khalid Ikhiri
Pages : 75-83
Année de publication : 2011
Revue : J. Soc. Chim. Tunisie
N° de volume : 13
Type : Article
Mise en ligne par : COLY Atanasse