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La détermination socioculturelle : étude comparée des didactiques du français langue seconde au Sénégal dans quatre milieux linguistiques : wolof, diola, sérère et pular

Dans la ligne des nos recherches, nous avons voulu à travers cette article porter la réflexion sur la détermination socioculturelle dans l’acquisition de la langue française par des apprenants non natifs mais en contexte de français langue officielle. Le principe de cette étude est que la didactique du français langue seconde ne peut se passer de la comparaison des pratiques scolaires et socioculturelles qui contribuent à éclairer les objets, les outils et les enjeux didactiques. L’enseignement du français et en français, aux apprenants non natifs, n’est cohérent et conséquent qu’en fonction de la place qu’on accorde à la dimension socioculturelle définissant les besoins linguistiques et culturels. Il est étudié dans cet article les repères sociolinguistiques (wolof, diola, sérére et pular) et scolaires par une réflexion sur l’environnement ethnique et linguistique et un examen du statut du français. Ce travail est suivie par une analyse conceptuelle de la didactique du FLS, du socioculturel, des apprenants plurilingues en contexte multiculturel. Pour la méthodologie, nous avons un dispositif mixte né de deux démarches : ethnographique et comparative. Il a permis de questionner les diverses formes de didactiques du français langue seconde au Sénégal, en jetant un regard croisé sur les activités enseignantes, en décrivant et en analysant des pratiques de classe dans des milieux sociolinguistiques hétérogènes. Les résultats ont démontré que l’enseignement/apprentissage du français et en français pour ces groupes sociaux compense les faiblesses de certains et consolide les atouts des autres selon les cycles. Deux catégories nous ont permis d’arriver à cette conclusion : les pratiques de l’oral et de la lecture et les pratiques de l’écrit et de l’apprentissage de la littérature. De ce point de vue, les formes de l’étude en didactique du FLS se refusent d’être un programme passe partout qui nierait les généricités et les spécificités sociolinguistiques représentatives exprimant la complexité des situations d’enseignement-apprentissage. Cela autorise une conception non rigide de l’enseignement du français dans les différents milieux linguistiques que nous étudions.


Auteur(s) : Ousseynou Thiam
Pages : 167-189
Année de publication : 2014
Revue : Riveneuve Editions
Type : Article
Mise en ligne par : THIAM Ousseynou