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Toxidermies aux ARV chez les patients vivant avec le VIH (PVVIH) au Sénégal: étude transversale de 6 ans

Introduction. Notre objectif était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, étiologiques et évolutifs des toxidermies aux ARV chez les PVVIH. Patients et méthode. Il s’agit d’une étude transversale multicentrique incluant tous les PVVIH sous ARV de 2005 à 2010. Les variables socio démographiques, cliniques, paracliniques et évolutifs étaient recensées. Les données étaient analysées grâce au logiciel Epi Info version 3.5.1. Résultats. Soixante dix (70) cas étaient recensés. La fréquence hospitalière était de 3%. Le sex ratio était de 0,17 et l’âge moyen de 36,45 ans. Les toxidermies étaient: exanthème maculo-papuleux (n=43 soit 61,4%), syndrome de SSJ /Lyell (n=14 soit 20%), prurit isolé (n=05 soit 7%), prurigo (n=04 soit 5,7%), DRESS syndrome (n=02 soit 2,9%), érythrodermie (n=1 soit 1,4%) et urticaire aigue (n=1 soit 1,4%). Les toxidermies sévères représentaient 25,7% (n=18) et les toxidermies bénignes 74,3% (n=52). Chez les femmes sous PTME, la toxidermie sévère, qui était de 7cas (58 ,3%), représentait 50% (n=6) de l’échantillon quand le taux de CD4 était > 200/mm3. La Névirapine était incriminée dans 87% des cas (n=61), et l’était dans 94% (n=17) des formes graves. La mortalité était de 2,8%, avec une mortalité spécifique du Lyell à 20% . Discussion et conclusion. La névirapine entraine plus de toxidermie, surtout chez la femme. La sévérité de cette toxidermie semble être liée au taux de CD4, particulièrement dans la PTME. Mots clés : Toxidermie, ARV, névirapine, PVVIH, Sénégal


Auteur(s) : A Diop, P Dioussé, D Almamy, M Ndiaye, BA Diatta, M Diallo, F Ly
Année de publication : 2014
Type : Article
Mise en ligne par : DIOP Assane