Accueil > Résultats de la recherche > Suite de la publication

Literatura y resistencia: la relectura del “descubrimiento” en la Nueva Novela Histórica Hispanoamericana.

Le Nouveau roman historique latino-américain, né en 1979, est une des plus hautes tribunes de relecture et de réécriture de l’histoire officielle de continent. Face à un discours historique généralement canonisé par le colonisateur, les écrivains proposent leur propre version des faits, marquant ainsi une nette rupture avec la vision occidentale souvent tronquée, pour légitimer sa suprématie. C’est ainsi que l’histoire de la « Découverte » a été la plus contestée depuis une Périphérie qui, dans une posture de résistance culturelle, objecte le discours colonisateur, en revendiquant une représentation plus juste de l’Amérique et de ses peuples. Notre vise à relire cette esthétique comme forme de résistance, en nous basant sur la relation entre littérature et résistance et en étudiant le contexte et l’approche deconstructionniste, la démythification des héros légendaires et la critique de la religion. Avec le Nouveau roman historique, le texte littéraire prône la restitution de la vérité caché par le discours du Centre. C’est ainsi qu’il déploie toute une esthétique de relecture, de réécriture et de deconstruction du terme « Decouverte », à travers le concept de relativité mais même sa négation, en proposant à la place, le terme « rencontre ». Les romans les plus distingués sont El arpa y la sombra, Crónica del descubrimiento, Los perros del paraíso, El mar de las lentejas, etc. La première approche est la démythification du personnage de Christophe Colomb. Considéré depuis l’Occident (le colonisateur) comme une des grandes figures de l’Histoire, un héros planétaire, Colomb apparait aux yeux du Nouveau roman historique comme un assassin, un bandit, un obsédé sexuel, un faux chrétien. Alejo Carpentier et Abel Posse proposent une image négative à travers laquelle ils humanisent la figure du navigateur. Cette même peinture est utilisée avec les rois Fernando et Isabel qui se livrent à une sexualité effrénée dans le récit de Abel Posse. La religion chrétienne n’échappe pas non plus à la vision justicière du Nouveau roman historique. Considérée comme complice de la colonisation sanglante du Nouveau monde, comme le bras idéologique des dominateurs, la religion est virulemment critiquée pour sa participation ou son consentement sur les traitements inhumains infligés aux indiens. Le Nouveau roman historique se veut ainsi une écriture de dénonciation et de résistance.


Auteur(s) : Djibril Mbaye
Pages : 32-42
Année de publication : 2020
Revue : AFJOLIH : African Journal of Literature and Humanities
N° de volume : no 1
Type : Article
Mise en ligne par : MBAYE Djibril