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Répartition des paramètres physico-chimiques et métalliques des eaux usées de Hann (Dakar) avec le milieu marin.

Les eaux usées peuvent être définies comme celles qui sont dégradées par les activités des hommes. Elles proviennent des lavabos, des douches, des éviers de la cuisine, des machines à laver, des W-C, des urinoirs et des industries. Au Sénégal, les eaux usées constituent les principales sources de pollutions des milieux aquatiques. Ces eaux sont déversées sans aucun traitement préalable, ce qui peut être à l’origine de beaucoup de maladies (hépatite A, gastro-entérite, dysenterie, etc.). Aussi, l’assainissement des eaux usées est indispensable pour éviter des problèmes de santé publique, mais également pour protéger l’environnement. Dans ce travail, nous avons étudié la répartition des paramètres physiques (pH, température et conductivité), chimiques (ammonium, chlorure, nitrate, phosphate, sulfate, fluorure) et métalliques (chrome 6, fer, potassium) présents dans les eaux usées drainées par le canal Est d’évacuation de la baie de Hann. Le devenir de ces paramètres en milieu marin a été suivi. La commune de Hann, située le long du littoral dakarois, a été choisie pour les nombreuses activités, surtout industrielle qui s’y déroulent. L’environnement de la baie est agressé par les rejets industriels et domestiques sans traitement préalable. A cela, s’ajoute l’apport des effluents provenant du port de pêche, des petites industries de transformation, des habitats de type traditionnel et des décharges sauvages d’ordures. Les échantillons de mesures sont prélevés au point de chute des eaux du canal et à une distance de 40 mètres dans l’océan. Les résultats obtenus dans les eaux usées montrent la présence de tous les paramètres étudiés, notamment Cl-, PO43-, NO3-, NH4+ et SO42-, de concentrations moyennes respectives 223,33, 44,33, 7,33, 108,33 et 161 ppm. Les teneurs notées en profondeur sont plus élevées que celles contenues dans l’eau de mer naturelle. Les valeurs maximales sont cependant observées près du point de rejet des eaux. Cette étude montre que les eaux usées, sans aucun traitement, modifient la composition physico-chimique de l’eau de mer de la baie de Hann, jusqu’à 40 m du point de rejets.


Auteur(s) : Ibrahima DIAGNE, Momar NDIAYE, Birame NDIAYE, Cheikh Tidiane DIONE, Dame CISSE, Maoudo HANE et Abdoulaye DIOP.
Pages : 3100 - 3109
Année de publication : 2018
Revue : Int. J. Biol. Chem. Sci.
N° de volume : 11(6)
Type : Article
Mise en ligne par : NDIAYE Momar