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Langues africaines et français : quel essai de cohabitation ?

Avec l’introduction des langues africaines dans le système éducatif, le français se trouve en présence de plusieurs autres langues. Est-il en concurrence avec ces dernières ? L’absence de statut surtout valorisant pour les langues africaines et le statut perçu comme officiel surélevé du français font que l’on ne saurait parler de complémentarité. Le français se trouve confronté à un nouveau défi : comment établir désormais des relations de convivialité, de partenariat avec les langues africaines – et même non africaines - en cours en Afrique ? L’expérience de la « pédagogie convergente » au Mali montre que, lorsque les enfants commencent l’apprentissage dans leur propre langue, leurs performances dans la langue française s’en trouvent considérablement améliorées Comment les jeunes africains peuvent-ils se forger une pensée et une expression propres dans une langue qui n’est pas la leur, et qui est enseignée par des maîtres qui la maîtrisent mal Dans plusieurs pays africains, le français joue le rôle d’interlangue entre des communautés ethnolinguistiques différentes. Au Sénégal, ce rôle est dévolu au wolof. Si le français doit continuer à occuper une place en Afrique, et pour donner un sens à la diversité francophone, il doit passer par la promotion des langues africaines. Au-delà de l’école primaire, l’enseignement des langues africaines doit être envisagé en classe de quatrième. Mieux, il est temps que des universités comme Cheikh Anta DIOP créent un département de traduction et de langues africaines.


Auteur(s) : Emanuel dit Magou FAYE
Pages : 271-276
Année de publication : 2017
Revue : CLAD, Colloque international « Francophonie et Langues nationales », 21 et 22 novembre 2014
Type : Article
Statut Editorial : Revue à comité de lecture
Mise en ligne par : FAYE Emanuel dit Magou