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Particularité de l’hivernage 2010 : présence de la mousson, variabilité intra-saisonnière des pluies et qualité de la saison culturale au Sénégal

Résumé : Au Sénégal, la présence de la mousson, qui est liée au déplacement de l’Equateur Météorologique, d’une part du sud vers le nord dans sa phase d’installation et, d’autre part, du nord vers le sud dans sa phase de retrait, détermine la répartition spatio-temporelle des pluies d’hivernage et par conséquent la qualité de la saison culturale. L’hivernage 2010 a été retenu dans cette étude compte tenu de sa forte pluviométrie par rapport aux autres années de la décennie 2004-2013. A partir des cartes synoptiques de surface du service des prévisions météorologiques de l’ASECNA à Dakar-Yoff et des données pluviométriques de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) du Sénégal, des analyses ont été faites pour déterminer les fréquences de présence de la mousson pendant l’hivernage 2010 sur l’ensemble du territoire ainsi que le début et la fin de cette saison pluvieuse et la longueur de sa saison culturale. Les résultats obtenus, dans les stations retenues pour l’étude, montrent des fréquences de présence de mousson, entre les mois de mai et d’octobre, de 84 à 94 % dans la zone sud-soudanienne, de 70 à 85 % dans la zone nord-soudanienne et de 37 à 66 % dans la zone sahélienne. Cependant, la pluviométrie de l’hivernage 2010 a été excédentaire dans la zone sahélienne, normale dans la zone nord-soudanienne et déficitaire dans la zone sud-soudanienne par rapport à la moyenne décennale. La durée moyenne de l’hivernage est respectivement pour les trois zones de 128, 136 et 153 jours et celle de la saison culturale de 86, 118 et 141 jours. En somme, l’analyse des fréquences de mousson enregistrées dans les différentes stations du Sénégal, en fonction de la translation de l’Equateur Météorologique, révèle une variabilité des précipitations et de la durée de la saison culturale selon un gradient Nord-Sud. Toutefois, la présence de la mousson à elle seule ne suffit pas pour expliquer les quantités de pluies recueillies au niveau des zones climatiques, d’où la nécessité d’intégrer les différentes perturbations dans l’explication.


Auteur(s) : YADE M., AFOUDA F., SAGNA P., CHABI P. B. A.
Pages : 484-497
Année de publication : 2016
Revue : Actes du colloque Risques et catastrophes climatiques : Vulnérabilité et adaptation en Afrique de l’ouest, volume 1, Cotonou 27-30 septembre 2016
N° de volume : Volume 1
Type : Article
Mise en ligne par : SAGNA Pascal