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Expérience du CHU de Dakar dans le traitement médical de la grossesse extra-utérine.

Objectif : Rapporter notre expérience dans la prise en charge de la grossesse extra-utérine (GEU) par traitement médical au CHU de Dakar. Patientes et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les cas de GEU diagnostiqués entre le 1er Janvier 2010 et le 31 Décembre 2011 au Centre Hospitalier National de Pikine dans la banlieue dakaroise. Nous avons repris l’ensemble des dossiers à partir de notre base de données. Nous avons pris en considération l’âge de la patiente, la gestité, la parité, l’âge gestationnel au moment du diagnostic, les circonstances du diagnostic, la prise en charge médicale, la surveillance et le devenir des patientes. Le traitement médical consistait en une injection de Méthotrexate en intramusculaire à la dose de 1mg/kg, après réalisation d’un bilan préthérapeutique (? hCG, numération formule sanguine, transaminases sériques, créatininémie). Résultats : Au décours de la collecte, nous avions retenu 9 patientes ayant bénéficié d’un traitement médical par Méthotrexate, soit 21,4% des cas GEU diagnostiqués durant la même période. L’incidence de la GEU était de 1,56%. L’âge moyen des patientes était de 28,4 ans avec des extrêmes de 20 et 34 ans. Le tableau clinique était constitué de métrorragies dans 88,8% des cas, associées à des douleurs pelviennes dans 33,3%. Ailleurs, il s’agissait d’un diagnostic écho- graphique au décours d’une vérification du contenu utérin devant une aménorrhée secondaire. Pour toutes les patientes, une échographie endovaginale était réalisée à leur admission, ce qui avait permis de confirmer ou d’orienter le diagnostic de GEU. L’âge gestationnel moyen était de 6 semaines d’aménorrhée (SA) et 2 jours avec des extrêmes de 5 et 7 SA. Une seule patiente avait un antécédent de GEU avec salpingectomie un an auparavant. Le protocole utilisé était celui dit « dose unique » à raison de 1 mg/kg de Méthotrexate en injection intramusculaire après réalisation d’un bilan préthérapeutique. Nous avons enregistré 6 cas de réussite (66,6%), deux cas d’échec et une patiente était perdue de vue. Le délai moyen de négativation était de 5,6 semaines. Pour les deux échecs, il s’agissait d’un cas de rupture tubaire et d’un cas d’ascension des ? hCG. Ils avaient ainsi bénéficié d’une salpingectomie totale. A distance, trois patientes avaient eu une grossesse dont deux menées à terme. Conclusion : Le traitement médical est une option raisonnable sous réserve de respecter les critères d’éligibilité.


Auteur(s) : GUEYE M, DIOUF AA, NDIAYE GUEYE MD, NDIAYE A, FAYE DIEME ME, DIOUF A, MOREAU JC
Pages : 22-26
Année de publication : 2012
Revue : Journal de la SAGO
Type : Article
Mise en ligne par : FAYE Marie Edouard