Accueil > Résultats de la recherche > Suite de la publication

Prise en charge laparoscopique de la pathologie gynécologique bénigne au Service de Chirurgie Générale de l’Hôpital Aristide le Dantec de Dakar : à propos de 50 cas colligés.

Introduction : La prise en charge des pathologies gynécologiques bénignes par voie laparoscopique offre de nombreux avantages quand leur nature bénigne est avérée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la prise en charge laparoscopique des pathologies gynécologiques bénignes dans un Service de Chirurgie Générale. Patientes et méthode : Il s’agissait d’une étude rétros-pective du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2013 portant sur une série de 50 patientes opérées par voie laparoscopique pour pathologie gynécologique bénigne dans le Service de Chirurgie Générale du CHU Aristide Le Dantec de Dakar. Les paramètres étudiés étaient le terrain, les indications, les données opératoires, et les suites opératoires. L’exploitation des données était réalisée avec les logiciels Excel et Epi info 3.3.2 version 2005, qui avaient permis l’analyse de la distribution des différents paramètres de l’étude. Résultats : Durant la période d’étude, 50 patientes étaient incluses, avec un âge moyen de 35,4 ans et des extrêmes de 16 et 65 ans. Les indications étaient dominées par les kystes de l’ovaire (52%) suivies de la grossesse extra-utérine (16%) et de la myomatose utérine (8%). L’échographie était réalisée chez 46 patientes et avait permis de préciser le diagnostic dans 24 cas. Le scanner et l’hystérosalpingographie étaient réalisés respectivement dans 5 et 2 cas. L’exploration chirurgicale laparoscopique avait permis de réajuster le diagnostic préopératoire dans 21 cas (42%). La laparoscopie était un moyen thérapeutique dans 70% des cas (n=35). Le geste le plus réalisé était l’annexectomie suivie de la salpingectomie et des kystectomies. Deux cas (2) d’hystérectomie coelio-assistée pour myomatose utérine étaient réalisés. Le taux de conversion était de 18% (n=9). Les complications per opératoires liées à la coelioscopie étaient 2 ruptures accidentelles de kyste ovarien. La durée moyenne d’hospitalisation était de 3 jours avec des extrêmes de 1 et 4 jours. Toutes les pièces opératoires étaient examinées en Anatomie Pathologique et aucun signe de malignité n’était décelé. Aucun cas de morbidité opératoire liée à la coelioscopie n’était noté. Un (1) cas de décès est survenu dans un tableau d’embolie pulmonaire, soit 2% de létalité. Conclusion : La laparoscopie est un moyen sûr dans la prise en charge des pathologies gynécologiques bénignes avec des avantages significatifs, même dans notre environnement.


Auteur(s) : CISSE M, KAPTUE EC, TOURE AO, SECK M, KA O, DIENG M, TOURE CT.
Pages : 1-6
Année de publication : 2014
Revue : Journal de la SAGO
N° de volume : 15
Type : Article
Mise en ligne par : CISSE Mamadou