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Développement Ambiguë : les communautés face aux risques industriels en milieu rural sénégalais

Cet article traite de la cohabitation entre industries et communautés en milieu rural Sénégalais. Le Sénégal essaie de construire une politique environnementale efficace qui tente de s’adosser aux évolutions internationales en la matière et de se conformer aux « bonnes pratiques » connues ailleurs, en particulier dans les pays du Nord. Le rapport Meadows, les sècheresses et les crises pétrolières des années 70 avaient fini de convaincre les tenants de l’action publique sur la nécessité de revoir les modèles de production et de reproduction. Dans le sillage de la conférence de Stokholm le Sénégal se dote dés 1983 d’une loi portant Code de l’Environnement. Cette dernière sera abrogée et remplacée dans la même perspective par celle du 15 Janvier 2001. Les exigences d’atténuation, de compensation ou d’élimination des effets négatifs sur les milieux récepteurs sont clairement déclinées alors que la dimension sociale est pris en charge à travers l’imposition d’une obligation de consultation et de participation des communautés touchées par les projets. L’exigence d’une évaluation environnementale et sociale dans les projets d’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) instaure une démarche qui a pour finalité de protéger les populations et leur environnement mais aussi de les associer à la prise de décision sur l’opportunité d’autoriser l’installation d’une unité industrielle. Si l’évaluation environnementale et sociale qui matérialise cette démarche destinée à analyser les effets et impacts sur l’environnement d’un projet d’aménagement, d’un programme de développement ou d’une action stratégique et à mesurer leur acceptabilité sociale et environnementale est systématisée, pourquoi existe-t-il de plus en plus des rejets et des soulèvements populaires autour de ces projets ? Cet article tente d’y répondre à partir d’une approche et d’une analyse socio-anthropologiques de deux projets générateurs de conflits, situés en milieu rural sénégalais. Le premier porte sur l’installation d’un Centre d’Enfouissement Technique (CET) à Sindia avec une incidence Nimby (Not In my Back Yard) et le second sur l’installation d’une mine d’or à Gora dans la région de Kédougou.


Auteur(s) : DIA Ibrahima
Pages : 211 à 230
Année de publication : 2016
Revue : Revue Annales de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, ETHOS
N° de volume : N°46
Type : Article
Mise en ligne par : DIA Ibrahima