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Les facteurs dopants de la migration des agriculteurs wolofs du centre Sénégal vers les forêts sèches de haute Casamance

Le Nord de la région de Kolda enregistre depuis bientôt deux décennies, de nouveaux mouvements de populations, synonymes de recherche de terres et de colonisation de forêts protégées ou classées dont celle de Pata est aujourd’hui le cas le plus symbolique. Une revue de l’histoire de l’occupation de ces espaces ruraux, des abords du vieux bassin de l’arachide jusqu’aux confins de la Casamance soudanienne révèle un mouvement général d’itinérance adossé sur la culture de l’arachide. Paul Pélissier soulignait la délicatesse de reconstituer et de présenter schématiquement le développement de la marche vers l’Est due à son caractère continu et progressif, largement spontané, souvent anarchique. La similitude des projets migratoires, les phénomènes de « réinterprétation » des espaces vécus, visibles dans la toponymie, la morphologie des villages et l’organisation foncière, concourent à expliquer la configuration actuelle des identités socio-foncières et des fondements productifs mais ne renseignent pas suffisamment sur les causes profondes d’une mobilité continue des agriculteurs du centre et du nord Sénégal. Dans ce contexte, il nous a semblé nécessaire de nous demander quels sont les facteurs déterminants qui ont concouru à la colonisation agraire des forêts de haute Casamance.


Auteur(s) : DIA Ibrahima
Pages : 11 à 35
Année de publication : 2015
Revue : RSAP
N° de volume : N°6
Type : Article
Mise en ligne par : DIA Ibrahima