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Anesthésie pour chirurgie maxillo-faciale à Dakar.

Résumé J nt roduction Les problèmes spécifiques de l'anestllésie en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale sont dominés par le maintien de la perméabilité des voies aériennes supérieures. Ceci prend en compte les difficultés prévisibles d'intubation, les contraintes chirurgicales et l'état de la filière pendant la période postopératoire. L'objectif de notre étude était d'analyser la pratique de l'anesthésie en chirurgie maxillo-faciale à 1' hôpital Aristide Le Dantec de Dakar. Patients et Mtthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive sur une période de 4 ans de Janvier 201 1 à Décembre 2014. Pour tous les patients opérés sous anestllésie générale dans le service de chirurgie maxillo-faciale du CHU le Dantec, nous avons analysé les paramètres suivants : 1' âge, le sexe, les antécédents médicaux et chirurgicaux, l'ouverture buccale, la classe de Mallampati. la classification ASA, le type de chirurgie, les agents utilisés à l'induction et entretien de l'anesù1ésie, le type d'intubation, la durée de l'anesÙlésie et de la chirurgie, la notion ou non de transfusion per-opératoire, le lieu de transfert post-opératoire. les antalgiques prescrits pendant la période post-opératoire. les événements indésirables et leur évolution. Résultats : Nous avons colligé 248 patients. On notait une prédominance féminine avec un sex-ratio de 0,77. L'âge moyen des patients était de 28 ans. Les patients étaient majoritairement jeunes et relativement en bon état général (83,9% des patients étaient classés ASA 1 et le reste était classé ASA Il soit 16,1 %). Tous les actes anesthésiques étaient réalisés dans un contexte de chirurgie programmée. La chirurgie tumorale était l'intervention la plus pratiquée chez 52,5% des patients suivie de la chirurgie reconstructive avec 23,8%. Tous les patients avaient bé~éficié d'une anesthésie générale. L'induction anestllésique était intraveineuse dans 90,3% des cas et inhalatoire dans 9,7% des cas. L'intubation était prédite difficile chez 30% des patients. L'intubation nasotrachéale était indiquée dans 49% et l'intubation orotrachéale dans 48%. Cette intubation était impossible chez 3% des malades chez qui le recours à la trachéotomie a été nécessaire. La durée moyenne des interventions était de 148 minutes avec des extremes de 10 et 520 minutes. Les complications respi ratoires étaient à type de dyspnée laryngée après tllyroïdectomie (2 cas). Des complications cardiovasculaires ont émaillé 6% des anesthésies. Aucun décès n'a été enregistré. Conclusion : L'anesthésie pour chirurgie maxillo-faciale est en développement dans notre structure avec peu de complications en dépit des ressources matérielles limitées. l\lots-clé3 : anesthésie, chirurgie maxillo-faciale, intubation


Auteur(s) : LEYE PA, NDOYE MD , TRAORE MM, NDIAYE PI, FALL ML, DIOUF E
Pages : 31-34.
Année de publication : 2015
Revue : Rev. Afr. Anesth. Med. Urg.
N° de volume : 20 (3)
Type : Article
Mise en ligne par : DIOUF Elisabeth