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, « Perception du développement, crises et contestations sociales au Sénégal (1970-2000)

Cet article étudie l’implication de l’anthropologie dans l’approche du développement au Sénégal à la veille de l’avènement du « senghorisme » au début du libéralisme. La liesse qui l’avait accompagné s’est vite traduite en vagues de contestations sociales, dénonçant ainsi les régimes profondément affectés par une conjoncture économique difficile. En tant que concept purement matériel qui doit se référer à l'ensemble des mutations positives d’un monde, d’une nation, d’une région ou d’un territoire, le développement associé au progrès pose un problème d’appréhension selon l’histoire des sociétés et des préjugés subis. Héritier d’un État jacobin et d’un vécu colonial, le Sénégal a mis du temps à casser le mythe d’une perception psychique du bien-être social incitant les masses à justifier la représentation corporatiste de sociétés humaines hégémoniques. En partant de cette réalité et de la tentative de transformer positivement les dommages inhérents au processus du capitalisme et du partage inégal des richesses, nous aborderons le rôle des milieux intellectuels et des icônes de l’art urbain, armature représentative de la voix populaire.


Auteur(s) : Daouda DIOP
Pages : pp.25-40.
Année de publication : 2019
Revue : Annles dela Fculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar
N° de volume : 49
Type : Article
Mise en ligne par : DIOP Daouda