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"Interdiscours ", " positionnement " et "champ littéraire négro-africain »

Dans le champ de la littérature négro-africaine d’après les indépendances intervenues dans les années 1960, la production des oeuvres ne se fait pas sans aucun déterminisme sous forme de divers facteurs social, linguistique, politique, culturel, etc. qui interagissent. Elle naît donc et se développe suivant un certain conditionnent découlant de plusieurs influences : le champ littéraire en tant qu’institution ayant donc ses propres normes, les écrivains en tant que ministres de ce champ, le contexte sociopolitique négro-africain marqué par l’accession au pouvoir de nouveaux régimes politiques, la diffusion et la promotion littéraires, etc. Cependant le champ littéraire négro-africain a la particularité d’être plus ou moins dépendant du champ littéraire français, même si aujourd’hui il jouit d’une certaine autonomie. Certes, ces divers facteurs sont avant tout d’ordre non verbal, mais dans une perspective d’analyse du discours, ils comportent un versant linguistique qui leur donne forme et vie au sein de la société. Ainsi, ils constituent un ensemble de discours liés par des relations données, mais aussi plusieurs types de discours constituant une identité énonciative, qui s’affrontent et entrent en concurrence. En somme, ils fonctionnent comme un « interdiscours » où les acteurs tels que les écrivains en position « paratopique » entre la société et leurs oeuvres, adoptent divers « positionnements » esthétiques voire sociopolitiques ou sociolinguistiques. Dans la période d’après les indépendances, les écrivains restent englués dans l’ « interdiscours » à travers lequel, de façon plus ou moins contrainte, ils dénoncent les dérives politiques.


Auteur(s) : Fallou Mbow
Pages : , pp. 90-124, 2010.
Année de publication : 2010
Revue : ANADIS
Type : Article
Mise en ligne par : MBOW Fallou