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Grammatical Analysis of Martin Luther’s Speech (I have a dream): The Case of the Modal Auxiliaries Will, Shall, Must and Can

Ce présent article parle de l’analyse des auxiliaires modaux dans le discours de Martin Luther King « I have a dream ». Ce discours a été délivré à Washington lors de la marche pour l’emploi et la liberté. C’est un discours plein de sens et dans lequel Martin Luther a fait usage de la modalité à travers l’emploi des auxiliaires modaux. L’expression « auxiliaire modal » montre qu’il y a deux notions linguistiques qui sont en question: la notion syntactique de l’auxiliaire et la notion sémantique de la modalité. Ainsi, cet article se fixe comme objectif d’analyser, du point de vue grammatical, ces opérateurs dans ledit discours. Cependant, ce ne sont pas tous les auxiliaires modaux qui sont analysés dans cette présente étude; mais certains d’entre eux tels que WILL, SHALL, MUST, et CAN. Ces opérateurs ont été étudiés dans leurs relations prédicatives et intersubjectives. Ce faisant ainsi, notre corpus de base a été le discours et l’analyse nous a permis d’aboutir à ces résultats: Du point de vue morphologique, nous nous sommes rendus compte que les auxiliaires modaux présentent des caractéristiques qui leurs sont propres et qui les différencient des autres opérateurs de modalité. Ils ne prennent pas de « s » à la troisième personne du singulier car il n’y a de relation directe entre eux et le sujet grammatical. En plus ils ne sont ni suivis ni précédés de « to » car ils (modaux et to) jouent le même rôle dans la proposition. Ils ne peuvent pas non plus être employés avec l’aspect « ING » car ils ont le même statut par rapport à l’énonciateur. Ainsi, King a employé ces opérateurs dans son discours pour exprimer ses sentiments, son engagement, sa détermination par rapport à la situation qu’ils enduraient à cette époque. Avec WILL, King a établi la relation de compatibilité qui existe entre le sujet grammatical et le prédicat. Il a aussi employé cet opérateur pour faire référence à la prédiction et à la condition. Quant à SHALL, King en a fait usage pour exprimer le manque de compatibilité, de concordance préétablie entre le sujet et le prédicat et montrer son engagement ou sa détermination vis- à vis de la réalisation de la relation prédicative. L’énonciateur a fait aussi recours à l’auxiliaire modal MUST pour parler de la relation intersubjective à travers l’expression de l’obligation, de l’interdiction (imposées au sujet grammatical par le sujet énonciateur) et/ de la nécessité. En fin King a employé l’opérateur CAN dans son discours pour exprimer la possibilité, la capacité, le pouvoir qu’a le sujet grammatical pour réaliser le prédicat.


Auteur(s) : Jean Christophe FAYE
Pages : 85-94
Année de publication : 2018
N° de volume : Volume-1: Issue-3 (sep-oct.2018)
Type : Article
Mise en ligne par : FAYE Jean Christophe